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La proximité d’un marché économique important justifie l’intérêt que manifestent chaque année des PME-PMI alsaciennes et française pour le marché allemand. Malheureusement, le dynamisme économique et l’intérêt de développer les ventes à l’export sont des conditions nécessaires mais pas suffisantes pour connaître le succès.
Encore faut-il savoir s’adapter aux besoins et mentalités de ses futurs clients et ne pas arriver en pays conquis. Une telle démarche serait vouée à l’échec pour des raisons de bon sens évidentes. Quelle que soit la qualité d’un produit, il faut d’abord qu’il réponde aux attentes du client.
Règle N°1 : adapter le produit au marché visé en termes de prix, de design ou de fonction en apportant un plus par rapport à la concurrence.
Règle N°2 : accepter les différences de mentalités. C’est aussi vrai en termes de communication interne qu’externe. Il faut faire confiance aux gens en place ou prouver que l’on est capable de mieux faire. Refuser une certaine autonomie ou liberté d’initiative, c’est considérer que l’interlocuteur n’a pas les compétences alors qu’en principe, il connaît le marché mieux que vous. Il faut contrôler les résultats, maîtriser les objectifs mais accepter que la méthode et les moyens d’y parvenir soient différents.
Règle N°3 : s’intégrer dans le paysage économique du pays et se faire accepter. Cela ne veut pas dire renier ses origines ou les éléments qui font la force de l’entreprise mais faire preuve d’intelligence. Il faut rester ferme sur les éléments fondamentaux qui touchent à l’identité ou à la nature même de l’entreprise mais accepter que la manière de les communiquer soit différente.
Le succès à l’export repose sur quelques règles de bon sens. Encore faut-il savoir les mettre en œuvre.
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